Récit d’un déjeuner au Sud
A deux pas du Palais des Congrès, en plein cœur du XVIIe à Paris se tient le restaurant Le Sud. Entre chant des cigales et ambiance typiquement provençale il voit aussi bien défiler les congressistes en mal de soleil à l’heure du déjeuner que les amateurs de saveurs du sud à l’heure du dîner.
11 h 45, la terrasse du restaurant Le Sud est déserte. En salle, dans « le jardin », c’est l’effervescence. Une poignée d’hommes cravatés se pressent pour rejoindre les tables si prisées à côté des oliviers. L’intensité sonore ne semble pas les effrayer. Ce qui les importe plus, c’est ce qui se trouve dans l’assiette. Un menu sud express mer ou terre servi en un temps record accompagné d’un nectar rosé pour égayer leurs gosiers desséchés…voilà la formule qui convient à ces messieurs pressés.
Du côté de l’équipe -la nôtre- aujourd’hui mandatée pour déguster et retranscrire les forces et faiblesses du restaurant Le Sud, comment cela se présente-t-il ? Après une visite guidée dans les diverses salles du restaurant, à savoir : le marché aux fleurs (intime), la salle à manger (cosy avec sa cheminée), le « jardin » (bruyant mais verdoyant), la « grange » (un peu à l’écart du jardin, idéale pour les repas en petit comité), et le très prestigieux « patio » ainsi que son salon privatif à l’étage, nous sommes « papilles en éveil », fins prêts pour la « phase dégustation ».
En entrée, tout fait envie. La première source d’interrogation se situe entre un t et un s et porte le nom de « Totis ». Mais que sont les totis ? Des petits morceaux de pain tout en onctuosité, coupés en deux, toastés et généreusement tartinés d’anchoïade ou de tapenade (verte, noire). Un régal. A leurs côtés, poivronnade et gâteaux de tomates confites mozzarella se distinguent par leur fraîcheur. Des « mmmh » de satisfaction accompagnent le tout et c’est, avec quelques gorgées d’un vin d’orange fait maison, un premier pas réussi dans le monde du Sud.
En plat principal, après m’être fait devancée au moment de commander –ce que je souhaitais goûter à la base, c’est la bourride- je me « rabats » sur une assiette de poissons grillés et ses brochettes de légumes, aïoli compris. Un vrai concentré de saveurs. Les légumes sont parfaits avec leur filet d’huile d’olive et comme particularité, je note la présence de deux morceaux de patates douces…un régal ! Quant au poisson, il est simplement grillé et cela lui sied parfaitement !
En dessert, yeux écarquillés, je ne choisis rien, je goûte tout. A commencer par le baba au limoncello : une tuerie bien imbibée et en poursuivant pêle-mêle sans retenue vers : les bonbons du sud (fourrés à la crème d’amande), la panacotta (un peu dense mais mangeable) et le biscuit roulé au citron punché au Marc de Garlaban. A la fin du repas, je m’avoue vaincue…à peine une place pour le café







